lundi 21 avril 2008

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Invincibles et superbes, ils s’enorgueillissent de ne point faire partie de ce monde.
Solaires, ils dominent.
Ils sont autres ;
ils arrachent au soleil ses yeux mornes et s’exhibent, flamboyants et obscènes.
Ils refusent l’étreinte de l’œil fermé et des phrases fardées.

Ils s’absorbent.
Il veut plonger en elle, palpiter au cœur de ses blessures abdominales, tourmenter sa dédaigneuse salive.






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dimanche 6 avril 2008

Encore ces vases communiquants, toujours.

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Flots de l'onde, flotte blonde insaisissable qui s'affole et déborde jusqu'aux nuages.
La marée basse enfle soudain
- c'est plein?



Encore ces vases communiquants, toujours.




Quand elle arrive ça fait du bien ça remplit tout même dans les coins.
Ne se détourne jamais. Inflitre chaque bribe extravagante en moi.
Mais bientôt voilà que ça parasite et crépite, mousse et fait pression contre chaque parcelle impalpable, prête à exploser.




Encore ces vases communiquants, toujours.




Il faudrait écoper ou quitter le navire, mais je reste là, médusée.
Marée basse qui enfle soudain, la houle dansante me donne le tournis, dangereuse lame
- c'est trop.



Encore ces vases communiquants, toujours.




Voyez, déjà la mer se retire, abandonnant sur ses talons de tristes et vaseuses étendues.
L'onde s'enfuit chahuter d'autres rives, avant de revenir, encore et encore, toujours.



encor'et encore, toujours -

Le ressac qui fait divaguer
Les images délavées qui dansent
et l'écume qui vient enlacer les orteils des rescapés et habiller les coquillages.





Encore ces vases communiquants, toujours.










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