vendredi 11 juillet 2008

HAUT-LE-COEUR

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Ecœurée,

j’étais écœurée.


Il fallait prononcer ce bel adjectif avec la bouche arrondie,

en cœur,

l’espace d’un instant, celui de l’e dans l’o,

comme si les lèvres présomptueuses et saillantes mimaient ce rejet des circonstances.

Comme s’il était possible de cracher - avec grâce - ce poisseux decorum.



Ecœurée.

Préfixe privatif, inséparable e (deux) dans l’eau, et enfin le bouquet final en sourdine du e muet qui s’abîme, pour dire l’organe de l’affect exsangue, infecté, révulsé.


C’est brusque, la réalité dans la gueule. C’est rude, ce réel délavé qui râpe la cornée, enflamme le regard, sans l’illuminer.

C’est difficile de voir, de bien voir, difficile de recevoir les images sans masque, sans lunettes de soleil, sans myopie, sans angles flous, sans voiles.

Voir les pourtours aiguisés des choses et des gens nauséabonds, leurs aspérités, leurs rugosités, leur violence. Voir cet approximatif reflet de soi qui vous suit sans relâche, vous déçoit, répugne, vous flatte,

parfois.


Il le faut, pourtant,

approximativement.


Saisir le réel par poignées, sans gants,

déchirer l’écran divers pour que la lumière perçante soit,

souverains rayons de vrai.


Et le dire.







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samedi 5 juillet 2008

[ s'en va ]

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"Elle avait envie de faire quelque chose qui l’empêchât de revenir en arrière. Elle avait envie d’anéantir brutalement tout le passé de ces sept dernières années. C’était le vertige. Un étourdissant, un insurmontable désir de tomber.
Je pourrais dire qu'avoir le vertige c'est être ivre de sa propre faiblesse. On a conscience de sa faiblesse et on ne veut pas lui résister, mais s'y abandonner. On se saoûle de sa propre faiblesse, on veut être plus faible encore, on veut s'écrouler en pleine rue aux yeux de tous, on veut être à terre, encore plus bas que terre. "

O

mardi 10 juin 2008

Du rouge difficile

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Je voulais entrer dans le monde par le ciel,

mais les conditions météorologiques actuelles ne le permettent pas.




D’une œillade désinvolte, je t’aveugle. Tu m’éborgnes.

J’ai du mal à m’accrocher aux textures et aux couleurs offertes par le présent.

Temps présent. Long, et plat. Sans accrocs ni surprises. Sans rouge difficile pour faire tomber la misère.


Je tourne les pages, je feuillette et j’effeuille, mais jamais je ne fixe. Le livre me tombe des mains.

J’ai du mal à m’accrocher aux caractères charnus imprimés noir sur blanc, cacochymes. Mots. Lents, et fades. Sans bleu versatile pour oublier ton mystère.


D’une bouche maladroite, je tutoie, et tâte l’intervalle d’ici à toi.

J’ai du mal à accrocher ma voix aux morceaux de l’espace, à percer le silence interloqué. Sons. Fats, et faibles.





Enlisée dans un interlude de langueur et de pâleur.

Je voudrais briser les bords des journées lisses, bondir, m’abîmer.

Je voudrais.




Aveuglette et avide, j’appète.

A perpète et à vide, tu répètes.



J’appète;

Tu te répètes.


Et ça ressemble à de l’ennui.



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Vestiges : I want them to see yellow

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Dragging the sad eyed sun eaten flesh of my mind picked through and through;
through the streets of Berlin, endless blind streets illuminating nothing but golden calves and false idols whose criminal ranting vanished into nowhere sweats under the thumbprint of your touch that lit american cigarettes and studied Gide, Flaubert, Balzac in itchy vibrating planes through dashes of jumping omnipotence;

nightmare beats of time deliver demonic ecstasies across the Atlantic ocean;
what me think--broke down, bitten, eaten alive, wrap your arms and legs around me, stare and stare into the wildcat eyes of my messiah’s infinity;
blond and naked

overwhelmed sex flavored word play colored your thigh in the tangled limbs of something new I want to imbibe you like a performance of perfumed feels, gropes, plunge you down into an abyss of spectral affirmations, haunt your ether and scornful drool, pulsate in your abdominal wounds, the wet and dripping vapors of your cry, your wail, your howl-- mind speak flooding--the sky is falling on the precipice of the horrors of western civilization but the metaphysics of your gaze is my only concern.


o

mardi 3 juin 2008

Homélie sur les Aborses

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Homélie sur les Aborses


Ô, petit collier de bric et de baudruche,
Tu crois que le monde gravite atour de tes apparats,
Que tu nous appâtes avec tes beaux atours,
Frêles petits pendules qui oscillent sous ton nombril;


Tes bourses se bombent plus fièrement que ta verve
Macrocéphalie testiculaire qui te mure et t’émeut.
Envieux, tu t’étends, t’enfles et te travailles
« - Est-ce assez ? T’ai-je séduite ? N’y suis-je point encore ?
- Nenni , mon ami. »


Œil torve de bovin avide et aviné,
Boursouflure articulée sur des rails poudrés
Sans hélium, tu danses au ras du sol .


Hélas, tes œillères de gougnafier ne peuvent ancrer l’odyssée de tes prunelles
Plus loin que le zénith de ton priape.
Si tu refuses de t’exorbiter avec nous, ô plèbe-boy,
Adieu chevauchées épiques sans balises ni valises.










o

samedi 17 mai 2008

Raspoutine Le Débauché


There lived a certain man in russia long ago
He was big and strong, in his eyes a flaming glow
Most people looked at him with terror and with fear
But to moscow chicks he was such a lovely dear
He could preach the Bible like a preacher
Full of ecstacy and fire
But he also was the kind of teacher
Women would desire

Ra ra rasputin
Lover of the russian queen
There was a cat that really was gone
Ra ra rasputin
Russias greatest love machine
It was a shame how he carried on

He ruled the russian land and never mind the czar
But the kasachok he danced really wunderbar
In all affairs of state he was the man to please
But he was real great when he had a girl to squeeze
For the queen he was no wheeler dealer
Though shed heard the things hed done
She believed he was a holy healer
Who would heal her son

Ra ra rasputin
Lover of the russian queen
There was a cat that really was gone
Ra ra rasputin
Russias greatest love machine
It was a shame how he carried on


But when his drinking and lusting and his hunger
For power became known to more and more people,
The demands to do something about this outrageous
Man became louder and louder.

This mans just got to go! declared his enemies
But the ladies begged dont you try to do it, please
No doubt this rasputin had lots of hidden charms
Though he was a brute they just fell into his arms
Then one night some men of higher standing
Set a trap, theyre not to blame
Come to visit us they kept demanding
And he really came

Ra ra rasputin
Lover of the russian queen
They put some poison into his wine
Ra ra rasputin
Russias greatest love machine
He drank it all and he said I feel fine

Ra ra rasputin
Lover of the russian queen
They didnt quit, they wanted his head
Ra ra rasputin
Russias greatest love machine
And so they shot him till he was dead


oh, those russians...

lundi 12 mai 2008

Waiting for the 22

O

Waiting for the 22, some wind in the hair,
Ronde et circulaire, effrontement j'avance,
vers le Tu et la butte.


---------------------------Relevé sans nous,
Ne mérite ni attente ni tristesse,
L'air est fleuri,
in some way I might love him more than these shadows.

Pennac dans sac avisé, some sun in the hair,
une peine à verser,--------------------------------------------- peut-être.


A la porte il faut que je le sonne, pour tout dire.


O

samedi 10 mai 2008

Me me me me is all I ever want to talk about

o


Je,
Je te voudrais en lettres minuscules
Sans chahut
Un je tout nu.
Parure de la majuscule
Qui ne recule,
Devant tant de fracas
Las
De cela
Simple nudité, du moi.


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jeudi 8 mai 2008

Alidor & Barock revelations.

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"oooImpuissant ennemi de mon indifférence,

Je brave, vain amour, ton débile pouvoir,
Ta force ne venait que de mon espérance,
Et c'est ce qu'aujourd'hui m'ôte son désespoir.
oooJe cesse d'espérer, et commence de vivre,
Je vis dorénavant puisque je vis à moi,
Et quelques doux assauts qu'un autre objet me livre,
C'est de moi seulement que je prendrai la loi.
oooBeautés, ne pensez point à réveiller ma flamme,
Vos regards ne sauraient asservir ma raison,
Et ce sera beaucoup emporté sur mon âme
S'ils me font curieux d'apprendre votre nom.
oooNous feindrons toutefois pour nous donner
ooooooooooooooooooooooooooooooo[carrière,
Et pour mieux déguiser nous en prendrons un peu,
Mais nous saurons toujours rebrousser en arrière,
Et quand il nous plaira nous retirer du jeu."










o





mardi 6 mai 2008

Vain temps et Volubiles enVies

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LE GENIE : Des fraises, des bulles, deux coupes, un amant ... Elle prend un peu ses désirs pour des réalités, la petite.

LA LAMPE : Exauce-la. Elle est pourrie-gâtée, elle ne s'en remettrait pas. Et puis elle ne te demande pas l'impossible.

LE GENIE : Elle ferait mieux! Elle n'est pas assez exigeante avec la réalité. Je ne suis pas le Père Noël, moi, je ne fais pas dans le possible.
------------Des fraises, des bulles, deux coupes, un amant... Un amant! Mais pour qui se prend-t-elle? Et qui croit-elle tromper? Un amant! Mais qu'elle le nomme, qu'elle ose dire son nom, qu'elle l'extirpe de sa triste banalité, au lieu de le ranger sur le même rayon que les coupes de champagne.

LA LAMPE : ...

LE GENIE : Un amant. Un amant!
------------- Mais pour quoi faire ? Elle n'en a pas besoin, je lui ai tout donné. Elle a la foi, que veut-elle de plus?

LA LAMPE : Elle a lu Gide, ça a du lui ai monté à la tête, c'est tout.

LE GENIE : Oh, lui, si je le croise, l'URSS à côté ce sera rien à côté, crois-moi!
-------------" Il y a profit aux désirs, et profit au rassasiement des désirs - parce qu'ils en sont augmentés. " --- ... --- "Attends tout ce qui vient à toi, mais ne désire que ce qui vient à toi. Ne désire que ce que tu as." --- ... --- " Nathanaël, je te parlerai des instants. As-tu compris de quelle force est leur présence ? ". --- Des mots, tout ça ! Du vide, du possible, du ventre, du méprisable ! Rien que de l'accessible, rien que de la chair !

-------------Je méprise le possible. Elle n'aura rien. Qu'elle retourne de l'autre côté de la vie, là où elle peut tout obtenir tout de suite.








lundi 21 avril 2008

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Invincibles et superbes, ils s’enorgueillissent de ne point faire partie de ce monde.
Solaires, ils dominent.
Ils sont autres ;
ils arrachent au soleil ses yeux mornes et s’exhibent, flamboyants et obscènes.
Ils refusent l’étreinte de l’œil fermé et des phrases fardées.

Ils s’absorbent.
Il veut plonger en elle, palpiter au cœur de ses blessures abdominales, tourmenter sa dédaigneuse salive.






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dimanche 6 avril 2008

Encore ces vases communiquants, toujours.

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Flots de l'onde, flotte blonde insaisissable qui s'affole et déborde jusqu'aux nuages.
La marée basse enfle soudain
- c'est plein?



Encore ces vases communiquants, toujours.




Quand elle arrive ça fait du bien ça remplit tout même dans les coins.
Ne se détourne jamais. Inflitre chaque bribe extravagante en moi.
Mais bientôt voilà que ça parasite et crépite, mousse et fait pression contre chaque parcelle impalpable, prête à exploser.




Encore ces vases communiquants, toujours.




Il faudrait écoper ou quitter le navire, mais je reste là, médusée.
Marée basse qui enfle soudain, la houle dansante me donne le tournis, dangereuse lame
- c'est trop.



Encore ces vases communiquants, toujours.




Voyez, déjà la mer se retire, abandonnant sur ses talons de tristes et vaseuses étendues.
L'onde s'enfuit chahuter d'autres rives, avant de revenir, encore et encore, toujours.



encor'et encore, toujours -

Le ressac qui fait divaguer
Les images délavées qui dansent
et l'écume qui vient enlacer les orteils des rescapés et habiller les coquillages.





Encore ces vases communiquants, toujours.










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lundi 31 mars 2008

De la cuistrerie ou du fanatisme de l'onanisme cérébral

Parce que nos rêves sont peuplés de créatures merveilleuses telles que l’allégorie de la nécessité (avec sa pote la Loi) , ou un chat un tantinet agressif qui miaule en allemand, et se révèle être la réincarnation de Heidegger.


Roland Barthes is my god.


I was wondering the other day,you know, sometimes life strikes you with collars of many pointless questions, shining altogether like the dazzling pearls of a glittering necklace, and I wanted to know, I really wanted to, I could feel the urge for an answer growing inside of me, I was brimming with the pressing desire for asking you this simple but significant question :

Pourquoi Deleuze ne se coupe pas les ongles et que ressent sa femme lorsqu'il la tripote amoureusement avec ses griffes ?


Tu as pleuré en apprenant la mort de Julien Gracq.


Le site du CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales) est ton favori internet n°1, juste avant BibleOnLine, car il faut la lire en anglais, c‘est si beau.


Ton scénario porno le plus fou : alors que tu erres, nue, entre les rayon philo analytique et littérature serbo-croate de la bibliothèque déserte, un jeune homme, nu, s’avance vers toi avec pour seule parure sur son corps d’éphèbe, le recueil de Jacques Roubaud intitulé Quelque Chose Noir. ainsi qu’un Leica.
Parce que même les cuistres savent se la fermer quand il le faut, nous tairons la suite et expérimenterons de divins frissons au cerveau et orgasmes apatrides « dans l’autre de deux du vide. »


Tu as envie de relire les Confessions de Jean Jacques "à la faveur de la fessée" .


Tu ressens même un troublant désir à l’égard de ton prof de philo (en dépit de sa ressemblance suspecte avec F. Hollande), car il n’y a que lui pour déclarer que « ça fait du bien à l'âme le subjonctif, comme la poésie, c'est pareil » et qu’il faut « être intense, voilà la seule morale. »


D’ailleurs, même notre papier toilette est en palimpseste.
Et / mê/me / nos / tex/tos / son/t e/n a/le/xan/drins.


Tu as déjà organisé ou participé à une soirée « bouleute » : toge, amphore, Périclès et Zénon étaient de la partie sur l’Agora.
Prochaine orgie en vue : une p’tite lupercales avec tes amis tout nus et des fouets en l'honneur du dieu des troupeaux, Faunus Lupercus.


Depuis que tu t‘es reshooté à l‘antique, la chanson « Ziggy » de Starmania n’est autre qu’une pâle reprise du fameux tube du Vème siècle BC by Socrates himself déclarant sa flamme à Alcibiade (le pote de Platon, alias « le plus juif des grecs ») en hurlant à la mort
« Alcii, il s’appelle Alciii, je suis fou de luiii, c‘est un éraste pas comme les autres, moi j‘suis pédéraste c‘est pas ma faute… »


Parce que le nom de Darcos évoque pour nous un manuel - bible et non pas un ministre sur siège éjectable.


Parce que nous avons une amie qui a demandé au professeur d’anglais la traduction de la valeur cratyléenne d’un mot.


Parce que, las de constater chaque jour la médiocrité de l’individu lambda, nous avons décidé (très récemment, certes) d’afficher l’indifférence la plus totale envers la doxa.


Tu lis un livre DE Hegel, et non pas un livre d’Hegel. Les livres ne mangent pas.


Parce que « I have a Nietzsche cours » demain à huit heures.


Tu as déjà fait voyagé un tombeau lyrique sur une planche à roulettes.


Pour toi, les questions et intitulés suivants :

- Les îles britanniques sous Elizabeth Ière (1558-1603) : émergence d’une thalassocratie ?

- Villes et campagnes dans les îles britanniques (1558-1603).

- Le coton, le jute et la soie dans le Monde indien.

- Les régions littorales du Monde Indien.
sont tout simplement l’affaire de cinq petites heures le mercredi après-midi, plus communément appelées "Animation pédagogique officielle".


Et un jour, toi aussi tu iras en pèlerinage sur la tombe de Wittgenstein, te demander si l’on peut vraiment douter du rouge, avant de prélever la tombe de la tombe.

dimanche 23 mars 2008

Les cloches du dimanche

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Perles diverses et désordonnées d'une soirée couillue.

------------------------
'Mais ça peut pas être qu'il met des vieux polos, il aime être moulé, c'est tout.'
'Putain t'es belle même quand tu vomis.'
----------------------------------------------'Je crois que j'ai fait de la merde hier, j'ai parlé du film porno à des gens qui n'étaient pas dedans.'
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Gueule de bois pasquale ou de la complexité de vomir son Doliprane le dimanche matin.

- J'ai pas d'amoureux.
- Tu vois, quand je te disais que ça aurait pu être constructif, hier.
- ...
- Tu n'as qu'une amie puante, et pas d'amoureux, mais c'est pas grave.
- ...
- L'homosexualité nous guette.
- ...
- Franchement, on a sous géré, je m'en veux.
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Bernard ou de la lutte acharnée contre les gloomy sunday.

http://www.bernardlavilliers.net/ => "C'est quoi ce truc ? ... C'est Bernard ? "

- Vas-y mets la chanson suivante.
- nan nan nan nan, nan.
- ...
- NAN.
- ...
- Mais y'a des gens qui écoutent vraiment cette musique ?
- Non, mais tu sais Bernard Lavilliers c'est un vrai artiste.
- ...
- Bon, faut surtout pas aller le voir en concert, c'est tout.
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11h30 ou de l'illustration parfaite de la maxime gidienne : "Famille, je vous hais."

- Prépare toi à ne pas rire, ma Maman va appeler et je vais lui dire qu'on travaille à la Médiathèque.
- Mais la Médiathèque est fermée. Elle ouvre à 14h et de toutes façons on est lundi de Pâques.
- ... Donc, quoi que je dise, je suis dans la mouise.
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jeudi 13 mars 2008

Envie de rides?

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Jeune fille dérangée


ennuyée par les jeunes hobereaux contemporains ................... comptant pour un
déjà en pré-retraite dans leur tête à lunettes..............................................


cherche octogénaire (barbu, si possible)


n'ayant pas peur de se dérider.



On requiert un :


Homme Mûr (avec des Portes)
Au physique sec et abrupt mais à l'esprit souple, aux aguets
Ne comptant pas son temps ni ses attentes, mais ses années sur mes grains de beauté
Toujours partant mais jamais absent

Qui ne parle pas devant tout silence
Pour qui s'embrasser n'est pas bienséant

Qui n'ait pas peur de ce qu'il ne saisit pas.




Antique Amant
Ayant vécu au moins une guerre mondiale et un Black Thursday,
Deux mariages et Trois divorces,
Une chute de Mur sur Mai 68,
Ayant traversé les décennies et vu du pays,
Dont la biographie soit plus longue qu'un tour du monde en ballon,
Et qui n'envoie pas de messages téléphoniques, mais des pneumatiques pas télégraphiques et des chocolats ne tombant pas à plat.




Homme Mûr et Sûr, non Prestidigitateur de sa Personne
Pas un futur déserteur devant tant de (dé)raisons de m'aimer.
Corps qui ne disparaîtra qu'une bonne fois pour toutes,
enterré.








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vendredi 7 mars 2008

Départ(s)

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Impaire. Dépareillée.

Triangulaire;


Faux repaire où elle se complaît dans le vertige imperméable, se repaît de sa déperdition.



À humer l'hier.


Faire danser la poussière.

Dompter mes ornières.



Elle n'a plus de pair où se refléter, dans le revers de qui réapparaître - plus d'ombre à accrocher aux murs.



( Il faut séparer. )


Prête à jaillir, à germer, à sauter à la gorge du possible lendemain, à saisir les minutes par poignées. Mais toujours engluée dans son naguère, sur le seuil. Insatiable appétit de (dé)but que la bouche saillante tente de satisfaire à tâtons, tandis que le regard écoulé ressucite sans cesse les bas-fonds. La corde est tendue, raide, dense en violence - mais immobile et inflexible.



Un jour, oui.

Demain, non.




Vide, la coquille;
Plein, le sol.
Ovipare - l'heure du départ;
Laure se sépare;
Le vide (L')accapare.






samedi 1 mars 2008

vendredi 29 février 2008

looking for a decent let it be state of mind

O
O
-------------fuir ir respirer
-------------s'inspirer de vous, de moi, de lui
-------------tomber dans le cliché et s'y noyer de noir de blanc s'en abreuver ne plus penser ni peser
-------------looking for a rocking chair for the tiny little cute thing you're not she said
-------------tomber dans le bitume s'y figer immobile effritable rosier sépia rongeant vos murs gris
-------------débris ou déchets mais toujours dans le silence
-------------hyre de courrir ivre rire de Dieu de l'homme qui pense
-------------s'embraser pour vos lèvres être ce glaçon qui y fond et qui en avale les formes
-------------I wish I were this amazing gorgeous brilliant girl dont parle cet amant étranger
-------------j'aimerais m'approcher de vous et que vous m'aimiez*
-------------mais je suis une bulle qui flotte sur la Tamise o
O
*"Je voudrais m'approcher de toi et que tu m'aimes." Les Nourritures terrestres, Gide.

jeudi 28 février 2008

Ulcère Dérivatif Soupape Déversoir Défouloir Diversion Chancre Cautère Emonctoire




Mon président est tout petit. Mon président porte une grosse montre. Mon président se montre. Mon président mérite une remontrance. Mon président est vil nain.

Il va caresser deux-trois cochons (comme si sa truie transalpine domestique ne lui suffisait pas), et il insulte le pèlerin de passage. Car quand on est petit, on ressent le besoin irrépressiiiiible de con-penser.

Brice Hortefeux a justifié l'insulte lancée par le Président, estimant que
"les hommes politiques ne sont pas des carpettes sur lesquelles on doit s'essuyer les pieds, eh bien moi je trouve ça très bien que le président de la République s'exprime comme chaque Français."


A cet instant précis, quand on lui assène que "son" président est homme N O R M A L, la gauchiste (pour de faux) primitive qui prépare Normale (pour de vrai) sent poindre en elle une haine irrationnelle que nul ne peut arrêter.

Et là, c'est le drame, façon massacre au cure-dent dans le rayon charcuterie de votre supermarché, dans un ballet frénétique de majeurs sur le clavier.



Nicolas, tu es décevant.



Tu aurais pu ajouter, comme un homme
N O R M A L...

( Et non pas Normalien, car le Normalien aurait répondu à l'intrus

"Holà, vil pourceau, ce ne sont pas là des manières bienséantes de causer à ton Président! Ton emploi métaphorique de la souillure est déplacé...
En effet, je te salis car...


- plan type ENS en 3x3 -


1° je suis sponsorisé par Rolex mais pas par Le Petit Marseillais (ciao la douche!)

2° j'ai doigté Carla il ya quelques instants, et j'ai remis ça avec le cochon du stand porcin c'était la même pénétration inconnue mais savoureuse


3° j'encule la France.
et oui on garde le plus important pour la fin." )

Mais...

Mais...


Nicolas est un homme
N O R M A L. Oui! (dit-elle d'un ton orgasmique)

Et, comme tout homme N O R M A L, il aurait pu étoffer son discours.
En effet pourquoi réfréner ses pulsions primaires et limitées quand une occasion d'insulter son prochain se présente ?

Et pourquoi ne pas être un président N O R M A L ? (peut-être car cette expression n'est rien de plus qu'un oxymore)
Après tout, si des millions de Français (pas la crème de la crème d'accord, mais bon quand même) ont voté pour lui, c'est sûrement parce qu'il est tout à fait, N O R M A L.

Donc il aurait pu répondre à son agresseur :


"bite couille caca boudin pénis moisi ta mère la tepu gorille émasculé merde Brice Hortefeux*"

Oui, cela aurait été nettement plus croustillant, redondant certes, mais croustillant.


Trêve de mauvaise plaisanterie, voilà ce qu'un président N O R M A L aurait pu répondre.

Mitterrand a répondu à un quidam lui ayant asséné
:
"Mitterrand fous le camp"
"Rime pauvre."

Fantastique, non ?




Un président normal ?
Chacun ses fantasmes...





* L'homme qui a dit « Les tests Adn ne concernent pas les Sénégalais » Ouf !






lundi 25 février 2008

Bordeaux, pour se souvenir avec des mots

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Du rouge, beaucoup de rouge et une pincée de noir ! Tout ce liquide dense qui coule et déroule sa robe. Volutes vertueuses. Grandes pierres blanches et longue promenade. Ce train étrange fend la nuit et les lumières vacillantes de la ville dans un silence à se faire écraser à tous les coins de rue.
Trois kilomètres à pied. On y est : le fleuve se répand et s’étend espérant atteindre l’océan. Ça roule quatre sur quatre plus un (la chute !). S’asseoir parce que rester debout c’est banal et ennuyeux. Au soleil parce que la chaleur t’envahit, te transperce de part en part et te transporte vers d’autres cieux à d’autres amours. Hiver ou Eté, qui sait ? Etre en retard, le rater, l’oublier, s’oublier, et rester. Mais qui me crie dans les oreilles? Etre en vacances c’est être à rebours. Echec.
Je m'écrase. Matabiau me relèvera-t-elle. Certainement pas. Tu y es, tu y restes. Salope!



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L'Au-delà imbécile

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Quand elle arrive ça fait du bien à l’intérieur et ça se voit à l’extérieur.

Tu peux enfin la jeter à la face du monde et rester à la regarder s’écraser sur l’insignifiance d’en face avec un bruit sonore et grave.
Regards interloqués
« Tu peux faire ça toi ? »

Et terrifiés
« Où va-t-elle comme ça, si vite ? »

Au-delà
« Mais ...de quoi ?»

L’Au-delà, imbécile.


Elle est entrée en moi par la fenêtre béante de mes doutes et l’a refermée violemment.
Je ne veux plus jamais de courants d’air dans cette bicoque. Il faudrait la rafistoler sans cesse pour que les rêves ne s’envolent pas. Avec du scotch c’est long, c’est dur, ça fait mal, ça arrache tout.
Se réveiller un matin, enfiler ses chaussettes de certitudes (on s’enrhume par les pieds, c’est bien connu) et respirer enfin après des nuits en apesanteur. L’air faisait si mal là haut. Et pas un seul soleil à l’horizon. Rayonnons maintenant Night and Day. C’est beau. On est bien.




L’affirmation est venue mettre un point final à l’interrogation ?

La blague

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H
: " J'suis Mr. Heureux !"

T : " Ouais, moi aussi."



RIRES












dimanche 24 février 2008

Recolorer old Messiah

o



Je veux grandir grandir, encore et encore, prendre le monde dans mes bras, le serrer très fort et tout remettre à ma place.

Tu serais près de moi - dans le monde comme il faut où tout est à ma place - tu seras là.

Je sentirai ta peau contre mes cheveux Je m’enroulerai dans tes petits bras Tu me toucheras, tout le temps, de peur d’oublier Attraper pour ne plus jamais lâcher Ta barbe fauve qui sent bon le tabac et que je n’aimais pas.
Tes mains dans les hanches mes yeux dans tes os tes pieds sur mes cuisses



Recolorer une durée qui s’efface : une grande pièce blanche, un grand lit blanc, un grand bureau blanc.
Du noir ou de la lumière - un temps uni.

C’était un lieu à abonder.
Nous l’avons occupé - ta serviette rouge, des cendres et Montaigne
Nous l’avons abreuvé de nous, pauvres éclatés.
Nos petites égorgeuses se sont tendrement mêlées - désarmées pour un temps.
Nous avons pénétré - imprégné - l’air engourdi de nos effluves d’amoureux fous.

Tes mains dans les hanches mes yeux dans tes os tes pieds sur mes cuisses














O

samedi 23 février 2008

Français, françaises ...

A ceux qui en doutent,
à ceux qui n'ont plus la foi,
à ceux qui se sentent oppressés...



Nous envoyons un message d'espoir, de paix et d'amour :

Oui, la France, ce beau pays qui est le nôtre, est un lieu de liberté !
Oui, la France est encore et toujours une terre d'asile... même pour les plus démunis du cerveau.


Et à ces derniers nous destinons les 156,287 points de notre manifeste en 0,86 page.

.


  • cos (28). Nous aimerions mettre fin à l'impuissance publique : viagra pour tous !

  • ln (-3). Notre souhait : une démocratie ir-ré-pro-chable: les hommes et femmes politiques n'auront pas "les mains sales".

  • 12. Il se peut que nous délocalisions les quartiers difficiles pour repeupler les zones désertiques du globe (au choix : la banquise, la toundra, le désert d'Atacama au Chili).

  • 1/4. Nous voudrions faire respecter la France dans le monde, la réhabiliter aux yeux de tous, pour faire oublier la réputation de chaudasse que lui a taillé Villepin : " Elle a envie qu'on la prenne, ça lui démange dans le bassin ! "

  • tan (5,7). Nous nous proposons de reformer les services publics en allégeant les effectifs des fonctionnaires et en supprimant le système des files d'attente.

  • 1. Nous désirerions redonner aux Français le goût du vivre ensemble, du partage et de l'échangisme en leur distribuant des kits alimentaires camembert-roquefort-münster-andouillette-saucisson à l'ail.

  • Pi. Nous sommes persuadés du fait que le mouvement est nécessaire pour avancer.

  • 0,99². Nous voulons que vous votiez pour nous.

  • exp (3). Nous nous targuons d'apporter aux Français le changement qu'ils attendent, celui qui leur ouvrira la perspective de jours meilleurs, de jours passés.

  • 156,287. Nous serions ravies de jeter les vieilles marmites dans lesquelles on ne fait pas toujours les meilleures soupes.



" Nous souhaiterions apostropher tous ceux que la vie a brisés en mille morceaux, ceux qui sont encore entiers, les pauvres, les riches, la jeunesse dorée, les vieux tout ridés, ceux qu'une pression trop forte a épuisé puis fait exploser, ceux qui sont encore gonflés à l'hélium, ceux qui ont trop souffert, ceux qui n'ont jamais pleuré, ceux qui font tout, ceux qui ne font rien, ceux qui font des cauchemars, ceux qui font des gâteaux au chocolat, ceux qui ont peur (de quoi, au fait ?) et ceux qui font peur.

Nous voulons leur redonner de l'espérance. Nous voulons leur dire que la France dont nous rêvons est une France qui ne laisse tomber personne, une France qui est comme une famille où tout le monde fait semblant de s'aimer mais où plus personne ne se supporte et où les repas familiaux du dimanche finissent en bain de sang.

Nous aimerions pouvoir vous protéger contre la violence, contre la délinquance, contre les ravages du temps, de l'alcool et de la météo, mais aussi contre les épines des hérissons et les grains de framboise qui s'incrustent entre vos dents, contre les ongles incarnés, la publicité mensongère, les magnétoscopes qui n'enregistrent pas, mais aussi contre l'eau qui mouille et le feu qui brûle, contre les varices, les pellicules, la ménopause, la cellulite, mais aussi contre les pseudo-auteurs de pseudo-livres à pseudo-histoires qui tuent de vrais arbres, contre la nuit qui nous empêche de profiter du soleil et contre les lampadaires qui nous cachent les étoiles."

Nous voulons vous redonner l'envie d'avoir envie de la vie.


Nous croyons à la FriGidiTé de la VéRiTé.
Nous avons foi en la FeRtiLité de l'iRraTioNneL.




Ensemble TOUT devient plausible.



mercredi 20 février 2008

I D E N T I T E S

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----------Once upon a time, there was a curly cute rasperry Princess waiting for her Prince in front of the church where they might get married and have plenty of children someday. Or today. She was wearing a splendid Diadem - but not as solid as splendid - and ready to be sacred Empress of Asteroid B 612.

[ But the Prince did not show his face. So she said : ]

Ô Dieux ! Ô Scandale ! Ô missives ennemies !
Ne suis-je donc venue que pour cette infamie ?
D'un Ange blond, fuyant, je guettais l'arrivée.
Ce fut le Malin, brun, qui osa se nommer.
Pour. -----------------------------------
----------------me. ------------------
----------------------------------perdre.

Odieux -------------------------------------------------------------------------------Ou pas .
-------------Coca Colère-,-café nervé . -------------

Oui Oui enlève Sailor Moon sur son Destrier destroy // Heureusement qu' Indiana Jones a son permis vélo
et moi des jambes rétractables // Dans l'antre du Capitaine V. vous aurez 17 min pour décongeler vos préjugés .
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Seize minutes et trente-trois secondes. -----------------------
---------------------------------------Quinze minutes et huit secondes.
-----------------------------------------------------------------------------Quatorze minutes et quarante-quatre secondes.
Treize minutes et vingt-huit secondes.
Douze minutes et cinquante-cinq secondes.
Onze minutes et dix secondes. -----------
Dix minutes et vingt-quatre secondes.
-----------------------------Neuf minutes et trente-six secondes.
Huit minutes et deux secondes.
-------------------------------------------------------Sept minutes et zéro seconde.
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OERREUR DE CASTING
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Pince-mi et Pince-moi n'ont pas rendez-vous ,
Pince-mi tombe dans le panneau ,
Que faites-vous
?
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mardi 19 février 2008

Les remplisseurs et les petites égorgeuses

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Morcelée Monsieur, oui, je le sais. Ce n'est pas non plus une raison de lacérer - tous des voleurs.Cessez un instant de vous insinuer sur ses courbes - à l'envers, toujours et aux aguets, toujours.

Vous ne vous rendez même pas compte qu'elle vous ingère et vous mêle à ses petits bouts d'elle.
Voilà à quoi vous servez : vous remplissez des tranches d'elle - c'est tout.

Tu te fonds, tu te mêles, tu dégoulines, tu baves sur elle.
Tu colmates ses cassures.Les divines petites égorgeuses, toujours silencieuses.
Cric Cric Cric

Elle disait : " Viens, oui viens en moi. Juste un petit peu, juste le temps de panser mes morceaux.
Recoller, tu ne pourras jamais le faire, je le sais maintenant.Mais me soulager un peu. "


Je voulais te situer en moi pour ne pas
m'affronter
me heurter
Je cherchais une promesse de totalité dans toi - à travers moi.
Ce n'est pas possible.Je sais que tu n'en es pas capable, j'ai compris.

Je suis fatiguée Monsieur.Vous comprenez bien que tous ces remplisseurs m'épuisent.
Dites leur de me laisser sécher.Il faut que je me recolle.








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lundi 18 février 2008

L ' H O M M E 2 0 0 8

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LA mauvaise nouvelle de fin 2007 ?
L'homme est lâche : il fuit, vous laissant seule au bord de la route, telle l'épave abandonnée que vous n'êtes pas.
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LA bonne nouvelle de 2008, c'est que gay - ou pas, cette année il est aussi :
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Beau. -----------------------------------Festif. ---------------------------------Alternatif.
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Scandaleux. --------------------------------Elegant.
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L'homme 2008 : enjoy him now, cause next year might not be that fun . ----------
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Trinité, ô ce divin triangle !





C’est l’histoire d’un triangle solitaire - solitaire, parce qu’un triangle ça s’encastre pas. Ça se castre, et puis ça se fait trapèze, piste, losange, ou même carré. Un carré c’est bien. Ça s’encastre bien, sans accrocher, sans déborder. Le cubique s’adapte. On y met des images dedans, des films des photos, ou des points noirs et puis quand on les lance on est sûr de tomber indiscutablement sur une face qui nous dira combien.



Mais un triangle ça s’encastre pas. C’est agressif, autoritaire (surtout si c’est équilatéral). Et même un peu fuyant (surtout si c’est isocèle). Et même quand c’est rectangle, quand ça tend vers le carré du mieux que ça peut, ça s’encastre que dans les coins, mis de côté. Sauf dans les kaléidoscopes; ça fait danser le réel tout segmenté - non, é m i e t t é.
(Le triangle s’encastre bien dans le kaléidoscope, comme s’il tournait sur lui-même pour faire miroiter les rayons atomisés.)




Mais les gens ne voient pas grand intérêt à regarder
la vie à travers un kaléidoscope.
C’est déjà assez compliqué
comme ça, ils disent.
Comme
ça
.




Et le triangle reste seul, relégué aux Bermudes.