vendredi 29 février 2008

looking for a decent let it be state of mind

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-------------fuir ir respirer
-------------s'inspirer de vous, de moi, de lui
-------------tomber dans le cliché et s'y noyer de noir de blanc s'en abreuver ne plus penser ni peser
-------------looking for a rocking chair for the tiny little cute thing you're not she said
-------------tomber dans le bitume s'y figer immobile effritable rosier sépia rongeant vos murs gris
-------------débris ou déchets mais toujours dans le silence
-------------hyre de courrir ivre rire de Dieu de l'homme qui pense
-------------s'embraser pour vos lèvres être ce glaçon qui y fond et qui en avale les formes
-------------I wish I were this amazing gorgeous brilliant girl dont parle cet amant étranger
-------------j'aimerais m'approcher de vous et que vous m'aimiez*
-------------mais je suis une bulle qui flotte sur la Tamise o
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*"Je voudrais m'approcher de toi et que tu m'aimes." Les Nourritures terrestres, Gide.

jeudi 28 février 2008

Ulcère Dérivatif Soupape Déversoir Défouloir Diversion Chancre Cautère Emonctoire




Mon président est tout petit. Mon président porte une grosse montre. Mon président se montre. Mon président mérite une remontrance. Mon président est vil nain.

Il va caresser deux-trois cochons (comme si sa truie transalpine domestique ne lui suffisait pas), et il insulte le pèlerin de passage. Car quand on est petit, on ressent le besoin irrépressiiiiible de con-penser.

Brice Hortefeux a justifié l'insulte lancée par le Président, estimant que
"les hommes politiques ne sont pas des carpettes sur lesquelles on doit s'essuyer les pieds, eh bien moi je trouve ça très bien que le président de la République s'exprime comme chaque Français."


A cet instant précis, quand on lui assène que "son" président est homme N O R M A L, la gauchiste (pour de faux) primitive qui prépare Normale (pour de vrai) sent poindre en elle une haine irrationnelle que nul ne peut arrêter.

Et là, c'est le drame, façon massacre au cure-dent dans le rayon charcuterie de votre supermarché, dans un ballet frénétique de majeurs sur le clavier.



Nicolas, tu es décevant.



Tu aurais pu ajouter, comme un homme
N O R M A L...

( Et non pas Normalien, car le Normalien aurait répondu à l'intrus

"Holà, vil pourceau, ce ne sont pas là des manières bienséantes de causer à ton Président! Ton emploi métaphorique de la souillure est déplacé...
En effet, je te salis car...


- plan type ENS en 3x3 -


1° je suis sponsorisé par Rolex mais pas par Le Petit Marseillais (ciao la douche!)

2° j'ai doigté Carla il ya quelques instants, et j'ai remis ça avec le cochon du stand porcin c'était la même pénétration inconnue mais savoureuse


3° j'encule la France.
et oui on garde le plus important pour la fin." )

Mais...

Mais...


Nicolas est un homme
N O R M A L. Oui! (dit-elle d'un ton orgasmique)

Et, comme tout homme N O R M A L, il aurait pu étoffer son discours.
En effet pourquoi réfréner ses pulsions primaires et limitées quand une occasion d'insulter son prochain se présente ?

Et pourquoi ne pas être un président N O R M A L ? (peut-être car cette expression n'est rien de plus qu'un oxymore)
Après tout, si des millions de Français (pas la crème de la crème d'accord, mais bon quand même) ont voté pour lui, c'est sûrement parce qu'il est tout à fait, N O R M A L.

Donc il aurait pu répondre à son agresseur :


"bite couille caca boudin pénis moisi ta mère la tepu gorille émasculé merde Brice Hortefeux*"

Oui, cela aurait été nettement plus croustillant, redondant certes, mais croustillant.


Trêve de mauvaise plaisanterie, voilà ce qu'un président N O R M A L aurait pu répondre.

Mitterrand a répondu à un quidam lui ayant asséné
:
"Mitterrand fous le camp"
"Rime pauvre."

Fantastique, non ?




Un président normal ?
Chacun ses fantasmes...





* L'homme qui a dit « Les tests Adn ne concernent pas les Sénégalais » Ouf !






lundi 25 février 2008

Bordeaux, pour se souvenir avec des mots

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Du rouge, beaucoup de rouge et une pincée de noir ! Tout ce liquide dense qui coule et déroule sa robe. Volutes vertueuses. Grandes pierres blanches et longue promenade. Ce train étrange fend la nuit et les lumières vacillantes de la ville dans un silence à se faire écraser à tous les coins de rue.
Trois kilomètres à pied. On y est : le fleuve se répand et s’étend espérant atteindre l’océan. Ça roule quatre sur quatre plus un (la chute !). S’asseoir parce que rester debout c’est banal et ennuyeux. Au soleil parce que la chaleur t’envahit, te transperce de part en part et te transporte vers d’autres cieux à d’autres amours. Hiver ou Eté, qui sait ? Etre en retard, le rater, l’oublier, s’oublier, et rester. Mais qui me crie dans les oreilles? Etre en vacances c’est être à rebours. Echec.
Je m'écrase. Matabiau me relèvera-t-elle. Certainement pas. Tu y es, tu y restes. Salope!



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L'Au-delà imbécile

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Quand elle arrive ça fait du bien à l’intérieur et ça se voit à l’extérieur.

Tu peux enfin la jeter à la face du monde et rester à la regarder s’écraser sur l’insignifiance d’en face avec un bruit sonore et grave.
Regards interloqués
« Tu peux faire ça toi ? »

Et terrifiés
« Où va-t-elle comme ça, si vite ? »

Au-delà
« Mais ...de quoi ?»

L’Au-delà, imbécile.


Elle est entrée en moi par la fenêtre béante de mes doutes et l’a refermée violemment.
Je ne veux plus jamais de courants d’air dans cette bicoque. Il faudrait la rafistoler sans cesse pour que les rêves ne s’envolent pas. Avec du scotch c’est long, c’est dur, ça fait mal, ça arrache tout.
Se réveiller un matin, enfiler ses chaussettes de certitudes (on s’enrhume par les pieds, c’est bien connu) et respirer enfin après des nuits en apesanteur. L’air faisait si mal là haut. Et pas un seul soleil à l’horizon. Rayonnons maintenant Night and Day. C’est beau. On est bien.




L’affirmation est venue mettre un point final à l’interrogation ?

La blague

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H
: " J'suis Mr. Heureux !"

T : " Ouais, moi aussi."



RIRES












dimanche 24 février 2008

Recolorer old Messiah

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Je veux grandir grandir, encore et encore, prendre le monde dans mes bras, le serrer très fort et tout remettre à ma place.

Tu serais près de moi - dans le monde comme il faut où tout est à ma place - tu seras là.

Je sentirai ta peau contre mes cheveux Je m’enroulerai dans tes petits bras Tu me toucheras, tout le temps, de peur d’oublier Attraper pour ne plus jamais lâcher Ta barbe fauve qui sent bon le tabac et que je n’aimais pas.
Tes mains dans les hanches mes yeux dans tes os tes pieds sur mes cuisses



Recolorer une durée qui s’efface : une grande pièce blanche, un grand lit blanc, un grand bureau blanc.
Du noir ou de la lumière - un temps uni.

C’était un lieu à abonder.
Nous l’avons occupé - ta serviette rouge, des cendres et Montaigne
Nous l’avons abreuvé de nous, pauvres éclatés.
Nos petites égorgeuses se sont tendrement mêlées - désarmées pour un temps.
Nous avons pénétré - imprégné - l’air engourdi de nos effluves d’amoureux fous.

Tes mains dans les hanches mes yeux dans tes os tes pieds sur mes cuisses














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samedi 23 février 2008

Français, françaises ...

A ceux qui en doutent,
à ceux qui n'ont plus la foi,
à ceux qui se sentent oppressés...



Nous envoyons un message d'espoir, de paix et d'amour :

Oui, la France, ce beau pays qui est le nôtre, est un lieu de liberté !
Oui, la France est encore et toujours une terre d'asile... même pour les plus démunis du cerveau.


Et à ces derniers nous destinons les 156,287 points de notre manifeste en 0,86 page.

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  • cos (28). Nous aimerions mettre fin à l'impuissance publique : viagra pour tous !

  • ln (-3). Notre souhait : une démocratie ir-ré-pro-chable: les hommes et femmes politiques n'auront pas "les mains sales".

  • 12. Il se peut que nous délocalisions les quartiers difficiles pour repeupler les zones désertiques du globe (au choix : la banquise, la toundra, le désert d'Atacama au Chili).

  • 1/4. Nous voudrions faire respecter la France dans le monde, la réhabiliter aux yeux de tous, pour faire oublier la réputation de chaudasse que lui a taillé Villepin : " Elle a envie qu'on la prenne, ça lui démange dans le bassin ! "

  • tan (5,7). Nous nous proposons de reformer les services publics en allégeant les effectifs des fonctionnaires et en supprimant le système des files d'attente.

  • 1. Nous désirerions redonner aux Français le goût du vivre ensemble, du partage et de l'échangisme en leur distribuant des kits alimentaires camembert-roquefort-münster-andouillette-saucisson à l'ail.

  • Pi. Nous sommes persuadés du fait que le mouvement est nécessaire pour avancer.

  • 0,99². Nous voulons que vous votiez pour nous.

  • exp (3). Nous nous targuons d'apporter aux Français le changement qu'ils attendent, celui qui leur ouvrira la perspective de jours meilleurs, de jours passés.

  • 156,287. Nous serions ravies de jeter les vieilles marmites dans lesquelles on ne fait pas toujours les meilleures soupes.



" Nous souhaiterions apostropher tous ceux que la vie a brisés en mille morceaux, ceux qui sont encore entiers, les pauvres, les riches, la jeunesse dorée, les vieux tout ridés, ceux qu'une pression trop forte a épuisé puis fait exploser, ceux qui sont encore gonflés à l'hélium, ceux qui ont trop souffert, ceux qui n'ont jamais pleuré, ceux qui font tout, ceux qui ne font rien, ceux qui font des cauchemars, ceux qui font des gâteaux au chocolat, ceux qui ont peur (de quoi, au fait ?) et ceux qui font peur.

Nous voulons leur redonner de l'espérance. Nous voulons leur dire que la France dont nous rêvons est une France qui ne laisse tomber personne, une France qui est comme une famille où tout le monde fait semblant de s'aimer mais où plus personne ne se supporte et où les repas familiaux du dimanche finissent en bain de sang.

Nous aimerions pouvoir vous protéger contre la violence, contre la délinquance, contre les ravages du temps, de l'alcool et de la météo, mais aussi contre les épines des hérissons et les grains de framboise qui s'incrustent entre vos dents, contre les ongles incarnés, la publicité mensongère, les magnétoscopes qui n'enregistrent pas, mais aussi contre l'eau qui mouille et le feu qui brûle, contre les varices, les pellicules, la ménopause, la cellulite, mais aussi contre les pseudo-auteurs de pseudo-livres à pseudo-histoires qui tuent de vrais arbres, contre la nuit qui nous empêche de profiter du soleil et contre les lampadaires qui nous cachent les étoiles."

Nous voulons vous redonner l'envie d'avoir envie de la vie.


Nous croyons à la FriGidiTé de la VéRiTé.
Nous avons foi en la FeRtiLité de l'iRraTioNneL.




Ensemble TOUT devient plausible.



mercredi 20 février 2008

I D E N T I T E S

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----------Once upon a time, there was a curly cute rasperry Princess waiting for her Prince in front of the church where they might get married and have plenty of children someday. Or today. She was wearing a splendid Diadem - but not as solid as splendid - and ready to be sacred Empress of Asteroid B 612.

[ But the Prince did not show his face. So she said : ]

Ô Dieux ! Ô Scandale ! Ô missives ennemies !
Ne suis-je donc venue que pour cette infamie ?
D'un Ange blond, fuyant, je guettais l'arrivée.
Ce fut le Malin, brun, qui osa se nommer.
Pour. -----------------------------------
----------------me. ------------------
----------------------------------perdre.

Odieux -------------------------------------------------------------------------------Ou pas .
-------------Coca Colère-,-café nervé . -------------

Oui Oui enlève Sailor Moon sur son Destrier destroy // Heureusement qu' Indiana Jones a son permis vélo
et moi des jambes rétractables // Dans l'antre du Capitaine V. vous aurez 17 min pour décongeler vos préjugés .
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Seize minutes et trente-trois secondes. -----------------------
---------------------------------------Quinze minutes et huit secondes.
-----------------------------------------------------------------------------Quatorze minutes et quarante-quatre secondes.
Treize minutes et vingt-huit secondes.
Douze minutes et cinquante-cinq secondes.
Onze minutes et dix secondes. -----------
Dix minutes et vingt-quatre secondes.
-----------------------------Neuf minutes et trente-six secondes.
Huit minutes et deux secondes.
-------------------------------------------------------Sept minutes et zéro seconde.
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OERREUR DE CASTING
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Pince-mi et Pince-moi n'ont pas rendez-vous ,
Pince-mi tombe dans le panneau ,
Que faites-vous
?
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mardi 19 février 2008

Les remplisseurs et les petites égorgeuses

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Morcelée Monsieur, oui, je le sais. Ce n'est pas non plus une raison de lacérer - tous des voleurs.Cessez un instant de vous insinuer sur ses courbes - à l'envers, toujours et aux aguets, toujours.

Vous ne vous rendez même pas compte qu'elle vous ingère et vous mêle à ses petits bouts d'elle.
Voilà à quoi vous servez : vous remplissez des tranches d'elle - c'est tout.

Tu te fonds, tu te mêles, tu dégoulines, tu baves sur elle.
Tu colmates ses cassures.Les divines petites égorgeuses, toujours silencieuses.
Cric Cric Cric

Elle disait : " Viens, oui viens en moi. Juste un petit peu, juste le temps de panser mes morceaux.
Recoller, tu ne pourras jamais le faire, je le sais maintenant.Mais me soulager un peu. "


Je voulais te situer en moi pour ne pas
m'affronter
me heurter
Je cherchais une promesse de totalité dans toi - à travers moi.
Ce n'est pas possible.Je sais que tu n'en es pas capable, j'ai compris.

Je suis fatiguée Monsieur.Vous comprenez bien que tous ces remplisseurs m'épuisent.
Dites leur de me laisser sécher.Il faut que je me recolle.








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lundi 18 février 2008

L ' H O M M E 2 0 0 8

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LA mauvaise nouvelle de fin 2007 ?
L'homme est lâche : il fuit, vous laissant seule au bord de la route, telle l'épave abandonnée que vous n'êtes pas.
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LA bonne nouvelle de 2008, c'est que gay - ou pas, cette année il est aussi :
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Beau. -----------------------------------Festif. ---------------------------------Alternatif.
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Scandaleux. --------------------------------Elegant.
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L'homme 2008 : enjoy him now, cause next year might not be that fun . ----------
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Trinité, ô ce divin triangle !





C’est l’histoire d’un triangle solitaire - solitaire, parce qu’un triangle ça s’encastre pas. Ça se castre, et puis ça se fait trapèze, piste, losange, ou même carré. Un carré c’est bien. Ça s’encastre bien, sans accrocher, sans déborder. Le cubique s’adapte. On y met des images dedans, des films des photos, ou des points noirs et puis quand on les lance on est sûr de tomber indiscutablement sur une face qui nous dira combien.



Mais un triangle ça s’encastre pas. C’est agressif, autoritaire (surtout si c’est équilatéral). Et même un peu fuyant (surtout si c’est isocèle). Et même quand c’est rectangle, quand ça tend vers le carré du mieux que ça peut, ça s’encastre que dans les coins, mis de côté. Sauf dans les kaléidoscopes; ça fait danser le réel tout segmenté - non, é m i e t t é.
(Le triangle s’encastre bien dans le kaléidoscope, comme s’il tournait sur lui-même pour faire miroiter les rayons atomisés.)




Mais les gens ne voient pas grand intérêt à regarder
la vie à travers un kaléidoscope.
C’est déjà assez compliqué
comme ça, ils disent.
Comme
ça
.




Et le triangle reste seul, relégué aux Bermudes.









samedi 16 février 2008

Fragments

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Se retrouver dans un état d'extrême secousse, éclaircie d'irréalité, avec dans un coin de soi-même des morceaux du monde réel.













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