mardi 10 juin 2008

Du rouge difficile

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Je voulais entrer dans le monde par le ciel,

mais les conditions météorologiques actuelles ne le permettent pas.




D’une œillade désinvolte, je t’aveugle. Tu m’éborgnes.

J’ai du mal à m’accrocher aux textures et aux couleurs offertes par le présent.

Temps présent. Long, et plat. Sans accrocs ni surprises. Sans rouge difficile pour faire tomber la misère.


Je tourne les pages, je feuillette et j’effeuille, mais jamais je ne fixe. Le livre me tombe des mains.

J’ai du mal à m’accrocher aux caractères charnus imprimés noir sur blanc, cacochymes. Mots. Lents, et fades. Sans bleu versatile pour oublier ton mystère.


D’une bouche maladroite, je tutoie, et tâte l’intervalle d’ici à toi.

J’ai du mal à accrocher ma voix aux morceaux de l’espace, à percer le silence interloqué. Sons. Fats, et faibles.





Enlisée dans un interlude de langueur et de pâleur.

Je voudrais briser les bords des journées lisses, bondir, m’abîmer.

Je voudrais.




Aveuglette et avide, j’appète.

A perpète et à vide, tu répètes.



J’appète;

Tu te répètes.


Et ça ressemble à de l’ennui.



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Vestiges : I want them to see yellow

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Dragging the sad eyed sun eaten flesh of my mind picked through and through;
through the streets of Berlin, endless blind streets illuminating nothing but golden calves and false idols whose criminal ranting vanished into nowhere sweats under the thumbprint of your touch that lit american cigarettes and studied Gide, Flaubert, Balzac in itchy vibrating planes through dashes of jumping omnipotence;

nightmare beats of time deliver demonic ecstasies across the Atlantic ocean;
what me think--broke down, bitten, eaten alive, wrap your arms and legs around me, stare and stare into the wildcat eyes of my messiah’s infinity;
blond and naked

overwhelmed sex flavored word play colored your thigh in the tangled limbs of something new I want to imbibe you like a performance of perfumed feels, gropes, plunge you down into an abyss of spectral affirmations, haunt your ether and scornful drool, pulsate in your abdominal wounds, the wet and dripping vapors of your cry, your wail, your howl-- mind speak flooding--the sky is falling on the precipice of the horrors of western civilization but the metaphysics of your gaze is my only concern.


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mardi 3 juin 2008

Homélie sur les Aborses

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Homélie sur les Aborses


Ô, petit collier de bric et de baudruche,
Tu crois que le monde gravite atour de tes apparats,
Que tu nous appâtes avec tes beaux atours,
Frêles petits pendules qui oscillent sous ton nombril;


Tes bourses se bombent plus fièrement que ta verve
Macrocéphalie testiculaire qui te mure et t’émeut.
Envieux, tu t’étends, t’enfles et te travailles
« - Est-ce assez ? T’ai-je séduite ? N’y suis-je point encore ?
- Nenni , mon ami. »


Œil torve de bovin avide et aviné,
Boursouflure articulée sur des rails poudrés
Sans hélium, tu danses au ras du sol .


Hélas, tes œillères de gougnafier ne peuvent ancrer l’odyssée de tes prunelles
Plus loin que le zénith de ton priape.
Si tu refuses de t’exorbiter avec nous, ô plèbe-boy,
Adieu chevauchées épiques sans balises ni valises.










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