mardi 25 décembre 2007

Christmas mood

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Ce devait être un jour parfait, annoncé par un trio de jours parfaits. pOurQuoi pAs ?


Le divin petit Jésus est né. Sonnez trompettes, résonnez tambourins. SOyOns fOus.



La Stupidité a tout gâché. Elle est plutôt blonde et mince c'te crétine!
Et la Gaîté, démunie, alla crier famine chez Christmas mood,sa voisine.

Qui lui claqua la porte au nezZ. fiN
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pOurquOi deux chiffres et 8 lettres suscitent-ils autant d'espOir et de déceptiOn ?



pOurquOi ne pas crIer:

¿ Quel est ton problème, gros naZe ?
(De toute façon c'est ce que pense toute l'humanité de plus de dix printemps).
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"Ben... parce que c'est pas très gentil et que Noël d'abord c'est un jour de partage et d'amour."
(Niaiseries. Beurk.)
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Je crois que le Père Nöel a une grosse épine de sapin coincée dans l'oeil. (Tant mieux!). Qu'il tende son autre oeil.
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Mais de toute façon, il suffit de demander pArdOn.
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(Allons-y. Qu'attendons-nous? Excusons-nous encore et encore d'exister, de vivre, de crier, d'aimer, de baiser, de croire en nous. L'Humanité avait besoin d'un sauveur, l'Humanité est pécheresse. Espèce de traînée!).
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dimanche 23 décembre 2007

SameDimaNche




Ca me dit Vin et Deux dés ambres

Pas de bibli... sauf pour L. la dissidente dont la vie n'a été épargnée que grâce aux précieux ragots qu'elle en a ramené, ie noms et prénoms des Périgord-obsessed travaillant effectivement ce ça me dit.

On a vu deux poules se prendre le bec dans le Prieuré. Y'en a qui auraient mieux fait d'aller travailler à la bibli ce ça me dit.

Soirée spéciale "Découverte du monde juif: ses rites, ses us, ses coutumes, ses phrases cultes".
Extraits:
" - Tu veux que je te fasse bouffer la Torah, ma fille ?
- Arrête, je vais avoir une indigestion !"
ça te dit?

Agathe the power ça me dit:
"-T'as la braguette ouverte.
- Cherche pas, c'est rock."

Sean Paul, sors de ce Guy! ( )

Chez l'Oncle juif (quid ?)
H. tournerait-elle juive? Elle se sent persécutée de toutes parts: attaque du gin de J. via T. , attaque du talon Comptoirs de T. sur son pied, attaque de la clope de T. sur son poignet.
En tout cas, elle est soutenue par la Communauté (ma fille, on est ça me dit!): lobby juif et renversement paradigmatique font la paire sur fond de musique judéo-psycho-disco et banquettes jaunes.

Hey! Un kebab juif libanais ça te dit Saturday?
" L.- Alleeez, vas-y négocie ma fille.
J.- C'est combien le kebab avec frites?
JL*.- 4' 50 .
J.- Alleeez! Vous nous le faites au prix du kebab sans frites?
JL.- Alors ça fait 4'50.
L.- C'est bien ma fille. Je suis fier de toi."

Jeune fille, grande, brune, mince, charmante et délicate, en un mot parisienne, ayant effectué une année d'hypokhâgne, actuellement en deuxième année de licence d'anglais à l'université Paris I- Panthéon- Sorbonne, se propose de nourrir gracieusement les caniveaux de votre municipalité. Alimentation équilibrée garantie: les kebab de JL.
Tarif "exprès pour vous ce ça me dit ma bonne dame": deux gin tonic la demi-heure.

Epiloque spatio-temporel
4hoo: départ de chez l'Oncle.
5hoo: arrivée place du Capitole.
Vitesse de croisière: 1 m/min.
Pertes humaines à déplorer: 1,5 sur 8.
Bilan matériel d'hivers avariés: une cheville tordue, un collant baveux, deux tentatives de kidnapping par un serial-kidnappeur multi -récidiviste notoire, un pipi clandestin, une visite chez Sephora "ah oui, c'était bien" ...






Dix manches Vin de Troie des Ombres

7 à la maison ( en VO: "Seven Heaven")
Pasteur Lochanski a convié ses ouailles pour un p'tit-déj' dominical.
Au menu, un rappel des principes de base de la fécondation chez les poupoules.
"Ah oui, c'est vrai, j'avais oublié qu'il y avait des poussins!!!"

Marathon sous-terrain.
Sur-fréquentation du réseau Tisséo-Connex par H. et J. (Merci l'Ethique rouge).
Top 3 des stations les plus fréquentées: Jean Jaurès (5 passages), Compans Caffarelli (3 passages), Esquirol (1 passage, boouh! ).


Beaucoup de brunch ne tuent pas les bronches, Lady Manche, mais ça me dit toujours.






* Spéciale Kassdédi à JL, Le juif libanais de la rue Pargaâ.

Qui garde la vieille maison alors?

Est-il possible d' y croire et d'être désepérée en même temps ?

Est-il possible d'en vouloir à quelqu'un, , ne pas le lui dire, attendre qu'il le devine et finir par lui en vouloir encore plus parce qu'il ne sait pas lire dans mes pensées ?

Est-il possible de se sentir seule, d'attendre que les gens s'intéressent à moi, de ne rien faire pour qu'ils le fassent et dès qu'ils font un geste ne pas l'accepter et penser que ce n'est pas encore assez ?

Est-il possible d'être impatiente de vivre enfin et ne pas vouloir grandir ?

Est-il possible de savoir que le monde est dégueulasse et continuer d'être optimiste et croire que tout va s'arranger ?

Est-il possible de savoir que tout va bien se passer et flipper comme jamais ?

Est-il possible de savoir que l'on est quelqu'un, chercher ce quelqu'un et ne pas le trouver ?

Est-il possible d'être jeune et triste ?

Est-il possible que tes amies abandonnent la barraque sans te prévenir ?

Est-il possible que tout le monde vous croit forte et indépendante alors que vous n'êtes qu'une gamine qui a besoin de sa mère et qui voudrait que rien ne change ?

Est-il possible que parfois on préfère baisser les bras plutôt que d'essayer et de risquer de se planter ?

Est-il possible d'avoir toujours pensé faire partie de ceux qui se battent jusqu'au bout et se rendre compte que l'on fait en fait partie de la catégorie des lâches plutôt que de celle des aventuriers ?

Est-il possible de savoir que c'est la fin mais de continuer à faire comme si de rien n'était ?






Dans cette obscurité en lui, prenait naissance cette ardeur affamée, cette folie de vivre qui l'avait toujours habité et même aujourd'hui gardait son être intact, rendant simplement plus amer le sentiment soudain terrible que le temps de la jeunesse s'enfuyait, telle cette femme qu'il avait aimé, oh oui, il l'avait aimée d'un grand amour, de tout le coeur et le corps aussi, oui, le désir était royal avec elle, et le monde quand il se retirait d'elle avec un grand cri muet au moment de la jouissance retrouvait son ordre brûlant, et il l'avait aimée à cause de sa beauté et de cette folie de vivre, généreuse et désespérée, qui était la sienne et qui lui faisait refuser, refuser que le temps puisse passer, bien qu'elle sût qu'il passât à ce moment même,ne voulant pas qu'on puisse dire d'elle un jour qu'elle était encore jeune,mais rester jeune au contraire, toujours jeune, éclatant en sanglots un jour où il lui avait dit en riant que la jeunesse passait et que les jours déclinaient: "oh non,oh non,disait-elle dans les larmes, j'aime tant l'amour", et, intelligente et supérieure à tant d'égards, peut-être justement parce qu'elle était vraiment intelligente et supérieure, elle refusait le monde tel qu'il était.





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lundi 17 décembre 2007

B 612


Desperatly trying to find something fun and superficial to say to you in order you not to forget me
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------too
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------soon
and I can't think to anything but to this nighty hold-up just like if we were to die.

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Ta bouche m'enroule tes mots pressés maintiennent ma main tes lèvres me tuent mais fier déjà.




Et tu me donnes ça :
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( O)
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The late night
an audacious electric unwritten red wild utopia
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------------She

----------------------------------------------------left me.So I left

--------------------------------------------------------her.


Elle n'est plus ELLE mais elle. ---------------




Roccoco fou furieux camé à l'absOlu, Coelio se suicide sans fine répartie,----------------
Chimères alitées, Parole glace et vide et fausse assassine. ----------------
Je pars pour le
Sahara pour être un renard non apprivoisé ----------------
pour le
Sahara avant l'astéroïde B 612 ----------------
ou je serai une fleur unique au monde,----------------
qui n'existe nulle part,----------------
sauf dans ma
planète .-.-------------










dimanche 16 décembre 2007

C H O I X





La Connerie Hideuse d'un Opossum Indien Xénophobe


Je suis un âne :
De l'âne ou de la liberté d'indifférence

Je suis une ânesse, placée à égale distance de deux aliments différents.Je ne peux pas choisir, donc je ne peux pas agir, donc je me laisse mourir de faim.
Triste fin.




Moi et mon petit je avons lu quelque part que ceux qui pensent le plus ne sont pas ceux qui savent vouloir.
Moi et mon petit je aimerions pouvoir compenser l'incertitude du réel par la seule force de notre volonté.
Je ne sais plus quoi
Pourquoi.
Sauf que Moi et mon petit je ne pouvons pas choisir et vouloir.

Faibles, encore.





dimanche 9 décembre 2007

Presque




Etreinte par la réalité rugueuse

Indemne, mais par poignées.
















Liste au Babbo Natale





Liste au Babbo Natale



un patch anti-doute
une fontaine de tarama



un sourcil perplexe
l'autodafé du Monde comme volonté et comme représentation :


" La vie oscille, comme un pendule, de gauche à droite, de la souffrance à l'ennui. "



une couette ultra moelleuse sans sortie de secours
une objectivité en CDD.



un quadricolore
des lacets



un bain bouillant de bulles bandantes






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jeudi 6 décembre 2007

Apprendre à oser [ La blague ! ]

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L'entretien est destiné à apprécier votre personnalité et vos motivations
(euh, je sais pas moi pourquoi jveux rentrer à HEC...Pour être riche, beau et con ?)
L'intérêt du candidat n'est pas de masquer, truquer ou inventer, mais au contraire de se révéler tel qu'il est réellement.
(aie, vous n'avez vraiment pas peur)



Quel est le trait de personnalité qui vous caractérise le plus ?
Le doute
La choucroute
L'autoroute
Le mamouth

Le mazout
La croute

Le mois d'août

Les mots en out quoi ... parce que je suis mais so so so OUT.


Que redoutez vous ?
De ne pas intégrer HEC. ... non, je rigole, ben euh... je sais pas... me faire violer par un bisounours, rencontrer Julien Courbet, épouser Patrick Sebastien, faire partie de la France qui se lève tôt et qui aime Jean Pierre Pernaud, devenir riche, conne, botoxée, avec monospace et pavillon de banlieue et un mari avec une raie au milieu des cheveux, me faire dévorer par une anguille...



Quelle est votre conception de l'excellence ?
HEC, trois lettres, c'est tout. La réussite, la gloire, l'argent...Non, je sais pas, et jm'en fous.


Quel événement auriez aimé vous vivre ? Comment? A quelle place ?
FUCKING MAY 68 BUDDY! Come on, all those naked French people throwing stones to policemen, those fuckin' cops man, the French are so fuckin' brilliant, yeah, May 68, definitely...



Quelle projection concrète avez vous de vous même à longue échéance ?

Euuh...Je sais pas, je mesure 1 mètre 72, sans les mains et sans les pieds... ce qui m'empêche fatalement de me projeter à la hauteur que je souhaiterais atteindre. Triste, non?



Quels sont les trois grands traits qui préfigurent selon vous le futur de notre société ?
Décadence
Chaleur
Connerie pénurie (oui et en plus je sais pas compter, si si, ça fait 4)


Donnez une citation qui vous anime.
Toutes les citations m'animent, car citer vient du latin citare qui signifie "mettre en mouvement". La citation peut aussi être considérée comme une forme de palimpseste (ô oui GG, Gérard Genette je t'aimmmeeeeuuuhhh). La citation permet au texte de se régénérer par lui même et le fait vivre de l'intérieur. Car quand on est bien à l'extérieur, ça se voit pas à l'intérieur.

Sincèrement : " Nathanaël, je t'enseignerai la ferveur "
Parce qu'on aime les quinquagénaires pervers pédérastes... et nous préférons vous offrir cette citation, car une citation ne se donne pas (on pourrait vous la vendre si on était de bons candidats, mais nous sommes de pauvres faux monnayeurs)



Conclusion : NE NOUS PRENEZ PAS !





PS : Le pire c'est qu'on doit le faire pour de vrai, si vous avez des idées ...
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dimanche 2 décembre 2007

[ Saturation du vide ]


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L’autre fois je me suis dit que tout ça n’était pas vrai.

J’étais trop pleine de ce vide qui enflait en moi, menaçait à tout instant de déborder et de tout inonder.


Comme mon lit était trop sec et vaste,

je me suis allongée dans la baignoire pour m’y absorber dans l’attente.

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Il faisait noir.


Une larme descendit à tâtons le long d’une joue humide.

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Et ça a débordé.

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Et j’ai pris un bain glacé de mes larmes.

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Mais la sale tristesse ne partait pas. J’avais beau frotter mes yeux délavés, shampouiner mes larmoyantes oreilles, savonner mes genoux fripés d’amertume, l’âcre chagrin ne pâlissait pas. Et comme il y avait trop de murs,

et comme ces murs étaient trop pleins sans percées,

j’ai décidé de rétrécir, rétrécir et filer par le trou qui m’a divisé en cinq petits moi.

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Avril Mai Juin

Juillet

Août.

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L’autre fois je me suis dit que tout ça était trop vrai pour que j’y croie.

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*ooov*

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Je suis à l’infinitif de l’inaccompli.

( Je traverse les journées – sans cesse au bord de – quoi ? - inlassablement en-vide / où ? / douloureusement en vie de –

Je dégouline. Tout est gâché. )

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*ooov*

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« Mais qu’est-ce que tu veux ? »

« Je veux et j’exige d’exquises excuses. »

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Envie de me conjuguer. A tous les temps, tous les modes, pour m’épaissir et rayonner. Au futur proche et au présent. Envie de me répercuter. Et plus seulement d’accumuler en une encombrante et inutile collection d’objets trouvés les minutes, les journées, les nouvelles, les dictées.

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Envie de ton bruit mêlé au mien, d’une symphonie mégalomane cacophonique. Tout mais pas cette angoissante sourdine qui étouffe.

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*ooov*

*

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Tout (en moi) est chute, vide et trop-plein, ennui et explosion.

La corde me glisse entre les doigts.

Il faut la couper, se laisser choir.

Et, de plein fouet, percuter le monde avec éclat.



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Onomatopées de trépignation(eeuuuhh) jouissive


Parce que we BOB !

Sortie mercredi : Trailer


Gloomy sundays


Parce que le dimanche, c'est nul mais un peu moins quand on festoie la veille ...

A tous nos gloomy (sometimes bloody) sundays.


mardi 27 novembre 2007

[Nourrissez-vous]


J'écrivais ce livre à un moment où la littérature sentait furieusement le factice et le renfermé; où il me paraissait urgent de la faire à nouveau toucher terre et poser simplement sur le sol un pied nu. A quel point ce livre heurtait le goût du jour, c'est ce que laissa voir son insuccès total. Aucun critique n'en parla. En dix ans, il s'en vendit tout juste cinq cents exemplaires.

*

Et quand tu m'auras lu, jette ce livre - et sors. Je voudrais qu'il t'eût donné le désir de sortir - sortir de n'importe où, de ta ville, de ta famille, de ta chambre, de ta pensée.

*

Que l'importance soit dans ton regard, non dans la chose regardée.

*

Une existence pathétique, Nathanaël, plutôt que la tranquillité. Je ne souhaite pas d'autre repos que celui du sommeil de la mort. J'ai peur que tout désir, toute énergie que je n'aurais pas satisfaits durant ma vie, pour leur survie ne me tourmente. J'espère, après avoir exprimé sur cette terre tout ce qui attendait en moi, satisfait, mourir complètement désespéré.

*

Tout être est capable de nudité, notre émotion, de plénitude.

*

Nos actes s'attachent à nous comme sa lueur au phosphore. Ils nous consument, il est vrai, mais ils nous font notre splendeur.
Et si notre âme a valu quelque chose, c'est qu'elle a brûlé plus ardemment que quelques autres.

*

J'espère bien avoir connu toutes les passions et tous les vices; au moins les ai-je favorisés. Tout mon être s'est précipité vers toutes les croyances; et j'étais si fou certains soirs que je croyais presque à mon âme, tant je la sentais près de s'échapper de mon corps, - me disait encore Ménalque.



* *
*



Fièvres des jours passés, vous étiez à ma chair une mortelle usure; mais comme l'âme s'épuise quand rien ne la distrait de Dieu !

*

Combien durerez-vous, attentes ? et finies, nous restera-t-il de quoi vivre ? - Attentes ! attentes de quoi ! criais-je.

*

Nathanaël, que chaque attente, en toi, ne soit même pas un désir, mais simplement une disposition à l'accueil. Attends tout ce qui vient à toi; mais ne désire que ce qui vient à toi. Ne désire que ce que tu as. Comprends qu'à chaque instant du jour tu peux posséder Dieu dans sa totalité. Que ton désir soit de l'amour, et que ta possession soit amoureuse. Car qu'est-ce qu'un désir qui n'est pas efficace ?

*

VOLUBILITE DES PHENOMENES
Dès ce jour, chaque instant de ma vie prit pour moi la saveur de nouveauté d'un don absolument ineffable. Ainsi je vécus dans une presque perpétuelle stupéfaction passionnée. J'arrivais très vite à l'ivresse et me plaisais à marcher dans une sorte d'étourdissement.
Certes, tout ce que j'ai rencontré de rire sur les lèvres, j'ai voulu l'embrasser; de sang sur les joues, de larmes dans les yeux, j'ai voulu le voir; mordre à la pulpe de tous les fruits que vers moi penchèrent des branches. A chaque auberge me saluait une faim; devant chaque source m'attendait une soif - une soif, devant chacune, particulière; - et j'aurais voulu d'autres mots pour marquer mes autres désirs
de marche, où s'ouvrait une route;
de repos, où l'ombre invitait;
de nage, au bord des eaux profondes;
d'amour ou de sommeil au bord de chaque lit.
J'a porté hardiment ma main sur chaque chose et je me suis cru des droits sur chaque objet de mes désirs. (Et d'ailleurs, ce que nous souhaitons, Nathanaël ce n'est point tant la possession que l'amour.) Devant moi, ah! que toute chose s'irise; que toute beauté se revête et se diapre de mon amour.



* *
*



Je n'aime point ceux qui se font un mérite d'avoir péniblement oeuvré. Car si c'était pénible, ils auraient mieux fait de faire autre chose. La joie que l'on y trouve est signe de l'appropriation du travail et la sincérité de mon plaisir, Nathanaël, m'est le plus important des guides.

*

Ne désire jamais, Nathanaël, regoûter les eaux du passé.
Nathanaël, ne cherche pas, dans l'avenir, à retrouver jamais le passé. Saisis de chaque instant la nouveauté irressemblable et ne prépare pas tes joies, ou sache qu'en son lieu préparé te surprendra une joie autre.
Que n'as-tu donc compris que tout bonheur est de rencontre et se présente à toi dans chaque instant comme un mendiant sur ta route.

*

Nathanaël, voici toute la chaleur de mon âme - emporte-la.
Nathanaël, je veux t'apprendre la ferveur.
Nathanaël, car ne demeure pas auprès de ce qui te ressemble; ne demeure jamais, Nathanaël. Dès qu'un environ a pris ta ressemblance, ou que toi tu t'es fait semblable à l'environ, il n'est plus pour toi profitable. Il te faut le quitter. Rien n'est plus dangereux pour toi que
ta famille, que ta chambre, que ton passé.



lundi 26 novembre 2007

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«
La vie devient vraiment hardcore »



From one moment to the next





Absolu, en vain.




C'était toi. S'agripper à un instant, en suspens.
Abdiquer? A quoi bon. C'était toi.

Se suspendre avec fureur à une paraphrase du plein,
je tente de m'y abreuver, en vain.

D'un moment à l'autre, Toi.

Superfice

Hors de. Impression d'autre, d'ailleurs. Je n'arrive plus

Fuyant, tu glisses de moi à moi.

Et j'attends


fragments des confetti


Ah ! Qu'il est heureux celui qui est tellement banal qu'il ne doute pas d'être exceptionnel.


Qu'il est chanceux celui qui se satisfait de choses simples, que des prétentieux qualifieraient avec mépris de communes.


Et s'il n'avait pas tort ? Et s'il avait raison, celui qui découpe rectilignement sa vie entre noir et blanc, gentil et méchant, nuit et jour, pour et contre, lundi et mardi, bonjour et adieu ?


Ah ! Qu'il est heureux celui qui ne s'arrête pas, n'erre pas, ne se perd pas dans les ruisseaux de mots, les averses de maux, celui qui ne désespère pas.




La langue douce et sucrée, jamais.......................amère
des imbéciles heureux bénis des dieux.





Moteur de la satisfaction terrienne et réaliste galvanisante. 1, 2, 3 et c'est parti 4, 5, 6 c'est tout 7, 8, 9 c'est déjà fini. Dix. C'est fait - c'est sûr.


Moiteur du cynisme qui enlise et râpe la langue. Démangeaison narcissique
sans raison



Symphonie cérébrale d'un questionnement égoïste....................pour moi
.......................................................................................................................pour nous

seules.





Adieu vieux troubadours

T. et L.

How to enjoy a year in one's life



Un an, une soirée Marie-Antoinette, New Year's Eve in London & such a sulfurous reputation left behind us,
un carnaval en abeilles, 52 semaines, une escapade à Ly-on pour les beaux yeux de Paolo,
quelques amants, une décéption éléctorale, 31 536 000 secondes, moult repas et festivités,
une soirée toge, quatres anniversaires, 365 jours, des vacances à Biarritz, un passage en khâgne,
un viaje a Barcelona, 12 mois, et des centaines de malibu ananas - gin tonic chez l'Oncle .


♪ pensées matinales et décousues d'un confetti sur la route de barcelona (ou de la complexité d'écrire avec un clavier espagnol)




Les arbres sont vraiment nus. Et je parle vraiment trop fort dans le wagon, à des filles qui sont vraiment géniales, et m'ont extraite des doux draps/bras de Morphée/Benjamin/Alain, d'un pyjama rassurant, pour m'aspirer hacia España.

Je dis ¡olé! (car je n'ai vraiment pas peur des clichés).

Étrange plaisir (artificiel? fugitif? illusoire?) que celui d'être sur des rails, de savoir où l'on va, et pourquoi. Les paysages et les gens défilent le long du quai, et nous ne leur courrons pas après.
Pas vraiment.

Flux de pensées sa-ccadé et elliptique - drôle d'impression d'être partout et nulle part à la fois, d'avoir tout dit et rien fait, de partir très loin mais tout près d'Elles.
On ne peut pas éternellement maintenir le dialogue à sens unique avec son propre cerveau.

Surréaliste pouvoir du papier.





tic
tac tic tac
- le temps passe.
tic tAc tIc tac
- encore ! mais ça ne s'arrête donc jamais ?
tIc tac tiC tac
- non.
Tic tAc tiC tac
- il faut faire quelque chose !
tIc Tac tIc Tac
- mais c'est un scandale, c'est inacceptable ! Où est le responsable ?
tIc tAc tic TaC
- Y'a-t-il un responsable ?
tiC tAc tIc tac
- Qui ose laisser filer toutes ces secondes ?
Non mais vraiment, c'est incroyable, ça ! Et personne ne dit rien en plus ! Personne ne proteste !

tIc TAc tIc taC
- Mais enfin ! Ca ne vous révolte pas, vous, ce temps qu'on laisse filer ?



Pas de révolte, non, mais plutôt un petit programme de réjouissances
dont l'interêt même est de capturer toutes ces vilaines petites secondes :




manger, dormir, faire l'amour, lire, trinquer, s'embrasser, draguer, danser, rire,
(re)regarder les dizaines de centaines de films qu'on a raté, oublié, aimé,
lire tous ces bouquins à peine feuilletés dans le meilleur des cas,
mais dont on connaît déjà l'intrigue et les personnages
dormir, dormir, dormir, dans mon lit ou ailleurs,
à l'ombre ou au soleil, avec toi ou sans lui,
au bord d'une piscine ou à la plage,
dans son lit ou dans un autre,
n'importe comment,
n'importe où,
je m'en fous,

[ je veux juste rattraper mes 200 heures de sommeil en retard. ]
[ et puis aussi ]
vous rencontrer,
se voir, et encore se voir,
penser à New York et à Marilyn,
déambuler dans des rues inconnues,
rêver, fantasmer, délirer, (juste pour le plaisir),
marcher pieds nus dans l'herbe en mangeant des dragibus,
prendre des photos festives : "London forever", "prince de Lu perdu ",
passer des mercredis après midi entiers à ne rien faire et ce, sans culpabiliser
(sachez qu'à cette perspective mon corps est parcouru d'un petit friSson d'excitation),
et puis écrire pour ne pas oublier ce qu'on aura décidé de faire (ou non) de ces secondes.



♪ Même les cowboys ont du ♥




let's go hide in the far west baby let's take a train to the wild side, let's follow the sunset, let's go nOwhere
the big red canyons are gorgeous... but not as much as you !
let's play : i'll be a comanche and you'll be lucky luke (a very lucky luke)
i'll scream when you bind me hand and foot.
after fighting we'll bury the hatchet and we will live happily ever after, like in the little house on the prairie (except that i'd be more like Calamity Jane than Laura Ingalls) come rescue me, drag me away from civilisation. we'll wake up with the sun, and fall asleep lulled by the compelling music of your harmonica, lying around a fire, under the moonlight.





Qui a dit que les cowboys étaient old-fashioned ?
Ceux-là ont ils déjà vu Jeffrey Hunter ? (as Martin in The Searchers) Ce dernier porte bien son nom... oui come on hunter, tu peux me prendre comme ça par les cheveux, me traîner dans le sable chaud du Texas, me faire l'amour sans même me demander mon prénom (de toute façon comment prononcer LauRe dans ton jargon yankee?), me jeter après et t'enfuir sur ton fidèle destrier, je fais le plus grand kif de l'histoire des kifs ! Oui viens, viens avec tes beaux yeux bleus, ta peau brûlée par le soleil du far west, tes chemises à carreaux so RRrrrRR, ton beau chapeau, tes fesses musclées par les longues chevauchées sauvages, tes bras protecteurs et ton air hébété si craquant.



Protect me from the danger of reason, addiction, sunburns and loneliness.


Je me cacherai
derrre ton dos

t
u seras mon bouclier
et moi le danger

tu seras la main
moi le lasso

toi le sheriff
et moi l'escroc

tu seras bill
je serai joe

m
oi la gamine
et toi le pro

je crierai si
quand tu diras no.



[
on écoute ce qu'on vit, le reste est f a u x . ]



I don't care that you don't read fluently or that you write very undelicate and ackward love letters to me, i don't give a shit if you forgot we've been been going steady since we were three years old ('bout time you found out about it!), if you want to name our first born luluberlu and our second one pepper, or if you want to run away in the desert with my father's horse.



I'll come with you with a picnic basket.