vendredi 7 mars 2008

Départ(s)

o



Impaire. Dépareillée.

Triangulaire;


Faux repaire où elle se complaît dans le vertige imperméable, se repaît de sa déperdition.



À humer l'hier.


Faire danser la poussière.

Dompter mes ornières.



Elle n'a plus de pair où se refléter, dans le revers de qui réapparaître - plus d'ombre à accrocher aux murs.



( Il faut séparer. )


Prête à jaillir, à germer, à sauter à la gorge du possible lendemain, à saisir les minutes par poignées. Mais toujours engluée dans son naguère, sur le seuil. Insatiable appétit de (dé)but que la bouche saillante tente de satisfaire à tâtons, tandis que le regard écoulé ressucite sans cesse les bas-fonds. La corde est tendue, raide, dense en violence - mais immobile et inflexible.



Un jour, oui.

Demain, non.




Vide, la coquille;
Plein, le sol.
Ovipare - l'heure du départ;
Laure se sépare;
Le vide (L')accapare.






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