dimanche 23 décembre 2007

Qui garde la vieille maison alors?

Est-il possible d' y croire et d'être désepérée en même temps ?

Est-il possible d'en vouloir à quelqu'un, , ne pas le lui dire, attendre qu'il le devine et finir par lui en vouloir encore plus parce qu'il ne sait pas lire dans mes pensées ?

Est-il possible de se sentir seule, d'attendre que les gens s'intéressent à moi, de ne rien faire pour qu'ils le fassent et dès qu'ils font un geste ne pas l'accepter et penser que ce n'est pas encore assez ?

Est-il possible d'être impatiente de vivre enfin et ne pas vouloir grandir ?

Est-il possible de savoir que le monde est dégueulasse et continuer d'être optimiste et croire que tout va s'arranger ?

Est-il possible de savoir que tout va bien se passer et flipper comme jamais ?

Est-il possible de savoir que l'on est quelqu'un, chercher ce quelqu'un et ne pas le trouver ?

Est-il possible d'être jeune et triste ?

Est-il possible que tes amies abandonnent la barraque sans te prévenir ?

Est-il possible que tout le monde vous croit forte et indépendante alors que vous n'êtes qu'une gamine qui a besoin de sa mère et qui voudrait que rien ne change ?

Est-il possible que parfois on préfère baisser les bras plutôt que d'essayer et de risquer de se planter ?

Est-il possible d'avoir toujours pensé faire partie de ceux qui se battent jusqu'au bout et se rendre compte que l'on fait en fait partie de la catégorie des lâches plutôt que de celle des aventuriers ?

Est-il possible de savoir que c'est la fin mais de continuer à faire comme si de rien n'était ?






Dans cette obscurité en lui, prenait naissance cette ardeur affamée, cette folie de vivre qui l'avait toujours habité et même aujourd'hui gardait son être intact, rendant simplement plus amer le sentiment soudain terrible que le temps de la jeunesse s'enfuyait, telle cette femme qu'il avait aimé, oh oui, il l'avait aimée d'un grand amour, de tout le coeur et le corps aussi, oui, le désir était royal avec elle, et le monde quand il se retirait d'elle avec un grand cri muet au moment de la jouissance retrouvait son ordre brûlant, et il l'avait aimée à cause de sa beauté et de cette folie de vivre, généreuse et désespérée, qui était la sienne et qui lui faisait refuser, refuser que le temps puisse passer, bien qu'elle sût qu'il passât à ce moment même,ne voulant pas qu'on puisse dire d'elle un jour qu'elle était encore jeune,mais rester jeune au contraire, toujours jeune, éclatant en sanglots un jour où il lui avait dit en riant que la jeunesse passait et que les jours déclinaient: "oh non,oh non,disait-elle dans les larmes, j'aime tant l'amour", et, intelligente et supérieure à tant d'égards, peut-être justement parce qu'elle était vraiment intelligente et supérieure, elle refusait le monde tel qu'il était.





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