Morcelée Monsieur, oui, je le sais. Ce n'est pas non plus une raison de lacérer - tous des voleurs.Cessez un instant de vous insinuer sur ses courbes - à l'envers, toujours et aux aguets, toujours.
Vous ne vous rendez même pas compte qu'elle vous ingère et vous mêle à ses petits bouts d'elle.
Voilà à quoi vous servez : vous remplissez des tranches d'elle - c'est tout.
Tu te fonds, tu te mêles, tu dégoulines, tu baves sur elle.
Tu colmates ses cassures.Les divines petites égorgeuses, toujours silencieuses.
Cric Cric Cric
Elle disait : " Viens, oui viens en moi. Juste un petit peu, juste le temps de panser mes morceaux.
Recoller, tu ne pourras jamais le faire, je le sais maintenant.Mais me soulager un peu. "
Je voulais te situer en moi pour ne pas
m'affronter
me heurter
Je cherchais une promesse de totalité dans toi - à travers moi.
Ce n'est pas possible.Je sais que tu n'en es pas capable, j'ai compris.
Je suis fatiguée Monsieur.Vous comprenez bien que tous ces remplisseurs m'épuisent.
Dites leur de me laisser sécher.Il faut que je me recolle.
o

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